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L’Écho des Sites n°8

jeudi 10 juillet 2008

L’Écho des Sites est la lettre mensuelle d’informations, adressée à tous les visiteurs du site internet de MSM, qui s’y abonnent. Elle traite des découvertes récentes, mais aussi des manifestations, relatives aux domaines de la Science, de l’Histoire, de l’Art, de l’Archéologie, de la Paléontologie, traités dans nos ouvrages et dans nos DVD. Nos clients sites (musées, châteaux, abbayes, grottes…) peuvent demander d’y insérer des annonces (par exemple d’événements ou expositions qu’ils organisent) ou des informations les concernant.

La chapelle des Templiers de Cressac
La chapelle des Templiers de Cressac

Le temple de Cressac

Au sud-ouest de Blanzac, le temple de Cressac était la chapelle de la préceptorie, ou commanderie, du Dognon, créée, au milieu du XIIe siècle, par le seigneur de Chatigniers revenant de la troisième croisade. Son précepteur, ou commandeur, était un des hauts dignitaires de l’ordre de Templiers, fondé en Terre sainte en 1119. Après la suppression de l’ordre du Temple en 1312, au concile de Vienne, par Clément V, cette préceptorie fut attribuée aux chevaliers de l’ordre de Saint-Jean de Jérusalem. La chapelle, édifice rectangulaire à chevet plat, en est le seul vestige. Son mur méridional porte la trace d’une main de pénitence, laissée par le frottement répété de la dextre des pèlerins condamnés à cet acte de contrition par leur confesseur. À l’intérieur, elle a conservé une série de fresques quelque peu endommagées à la Révolution et patiemment restaurées par Monsieur et Madame Sorbet de Christante. Au revers de la façade, au-dessus du portail, sont représentés, à gauche, saint Georges terrassant le dragon et, à droite, un chevalier couronné. Entre les deux scènes, dans l’embrasement de la baie, un navire évoque la longue traversée qui emmenait les croisés en Terre sainte. Sur le mur intérieur du chevet, de part et d’autre du triplet d’ouvertures, apparaissent, à gauche, saint Michel pesant les âmes et, à droite, un évêque, peut-être Adhémar d’Angoulême. Sur le mur septentrional, des scènes se développent en deux registres superposés. En haut, c’est la bataille de La Bocquée, en 1163, près du Krak des Chevaliers, qui est évoquée. En bas, des chevaliers paradent devant leurs tentes alors que d’autres affrontent l’ennemi musulman et que, près du camp adverse, s’effectue un échange de prisonniers.

Le départ des chevaliers pour le combat